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Martine Garnier

Ecureuil roux Sarthe

Qu'est-ce qui vous a initialement inspiré à vous spécialiser dans la photographie animalière, et comment cette passion a-t-elle évolué au fil du temps ?

 

Martine Garnier : Je suis venue à la photo grâce… aux chats ! Etant passionnée par les petits félins, je suis allée en 2010 au Kenya pour rencontrer leurs grands cousins. Je suis tombée amoureuse de ce pays et, après un deuxième voyage avec un simple bridge, j’ai eu le désir de ramener des images plus dynamiques : je me suis alors équipée en réflex en 2012 et la passion de la photo animalière ne m’a plus quittée ! J’évolue, lentement, mais sûrement et la prochaine étape est d’essayer de faire des photos un peu plus esthétiques et pas seulement naturalistes.



En quoi pensez-vous que la photographie animalière peut influencer notre perception et notre relation avec la faune, en particulier dans le contexte des enjeux de conservation actuels ?

 

Martine Garnier : La photo animalière permet de mettre l’accent sur la fragilité de nombre d’espèces. Lors d’expositions, les visiteurs se rendent compte de la beauté de ce qui les entoure, questionnent les photographes et remettent parfois en question leurs idées reçues. Par exemple, la perception du public sur les renards a évolué grâce notamment au travail des photographes. Malheureusement, le public qui vient aux expositions de photos animalières et de nature est souvent déjà acquis à la cause animale. Pour les autres, des exposés par des photographes dans les écoles serait peut-être un bon moyen de toucher le plus grand nombre, par le biais des enfants.

 

 

Qu'est-ce qui, selon vous, rend les écureuils roux si captivants pour les photographes, et avez-vous une expérience particulière ou une histoire amusante liée à la capture d'images d'écureuils roux ?

 

Martine Garnier : L'écureuil est un excellent professeur pour la photographie. Lorsque, en 2012, équipée de mon premier appareil réflex, je suis allée au parc pour faire mes premiers essais, tout était facile (les chiens, un jongleur)… jusqu’à ce que je rencontre les écureuils ! Cadrage, vitesse, gestion de la lumière, l’exercice est complet avec un écureuil ! Ce petit lutin a également été ma bouée de sauvegarde lors de l’épidémie de Covid : il était impossible de voyager, mais les écureuils étaient fidèles au rendez-vous à deux pas de chez moi.

 

En quoi pensez-vous que vos photographies peuvent influencer notre perception de la relation entre l'environnement naturel et les hommes ?

 

Martine Garnier : A mon petit niveau, je remarque que la curiosité pousse les personnes que je côtoie au parc à poser des questions. Certaines n’étaient même pas conscientes de ce qui les entourait et ça les pousse à faire davantage attention, à regarder autrement et à écouter les bruits de la nature. Il est ainsi plus facile d’amener la conversation sur la fragilité de certaines espèces qu’elles peuvent côtoyer sans forcément y faire attention (les écureuils, les renards).

FaceBook : callas.castafiores

" Le défi principal me concernant est le manque de temps. Pour la photo animalière, il faut passer du temps sur place, connaître le terrain et les animaux.

 

Or, en tant qu’amateur, seules les vacances permettent de vraiment se consacrer à cette passion. Heureusement, pour les écureuils, j’ai un petit parc à côté de chez moi, qui me donne une bouffée d’oxygène entre deux stages photos avec des photographes professionnels ou entre deux séjours chez mes grands fauves au Kenya. "

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